Terre ! Terre !

Terre en vue !

Hier, et trente neuf jours après leur départ d’Afrique, nos trois marins ont pu apercevoir les côtes du nouveau continent ! Pour célébrer cette découverte de l’Uruguay, une musique de circonstance s’imposait : ils ont choisi d’écouter la symphonie du Nouveau Monde de Dvorák .

Les signes annonciateurs de la fin de leur transatlantique ne sont pas cette fois les pirogues comme cela avait été le cas avant Dakar, mais les pétroliers ! Après le calme de l’océan et la solitude des mers, c’est en effet une véritable mégalopole qui les attend, mais aussi une bonne douche et de la bonne nourriture, ce dont ils commencent à manquer.

Un pétrolierA bord de Rêveur de Jour, il faut avouer qu’il n’y a plus « grand chose d’intéressant à manger » selon les mots d’Antoine Julia. Malgré cela, ils réussissent encore de belles performances culinaires et ont récemment dégusté un « gâteau » au chocolat !

Un gâteau au chocolat !Même si le plus dur – la transatlantique – est passé, la dernière ligne droite ne s’annonce pas de tout repos pour eux car ils seront accueillis par le « pampero », un fort vent frais venant du Sud qui souffle dans la région de Buenos Aires durant l’été (voir par exemple wikipedia, en anglais, ou le Littré, en français).

Après cela, pas de doute que leur arrivée à Buenos Aires sera méritée ! Ils y resteront alors une semaine, le temps de se reposer un peu, d’être accueillis à l’ambassade et de rendre visite à quelques connaissances ! Puis il sera temps de repartir pour Rio de Janeiro, où ils devraient arriver au début du mois de Mars.

Pour clore cet article, et en attendant les nouvelles que nos marins pourront très bientôt nous donner directement, voici trois autres citations extraites des lectures de nos aventurier, dont certaines reflètent leur état d’esprit…

« L’art est esprit et l’esprit n’a pas à se sentir engagé envers la société. », Docteur Faustus de Thomas Mann.

« Notre monde est celui qui croit à la fin du monde. Qui l’espère et la craint tout à la fois », L’aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane.

« Qu’on leur donne de la brioche », Marie-Antoinette de Stefan Zweig.

L’équipe à terre

Sous les tropiques !

Il y a quelques heures à peine, et très exactement quatre semaines après leur départ de Dakar, nos trois marins ont franchi le tropique du Capricorne et continuent leur route vers le Sud, avec pour destination Buenos Aires. D’après leurs estimations, ils devraient y arriver vers la fin du mois.

Antoine, Arthur et Antoine sur la mer

A l’arrivée, ils auront donc passé plus de six semaines reclus sur leur coquille de noix, perdus au milieu de l’eau, avec l’océan pour unique horizon. Au programme de leurs journées ? Beaucoup de lecture, un peu de pêche, et des expériences culinaires : après trois semaines sur les eaux de l’Atlantique, les produits frais se font rares à bord ; alors à défaut de bons produits, ils misent sur originalité et fêtent l’Épiphanie autour d’une « galette à l’arachide ».

Antoine, Arthur et Antoine sous les tropiques

Pour finir, et en attendant leur arrivée à Buenos Aires et leurs véritables impressions, voici sous la forme de quelques citations un aperçu de leurs lectures :

« J’aime cela, qu’on se trompe. C’est la seule supériorité de l’homme sur les autres organismes. C’est ainsi qu’on arrive à la vérité. »

« A mon avis, généralement parlant, la dignité humaine d’une personne transparaît dans sa façon de choisir un canapé. »

« Plenty and peace breeds cowards: hardness ever
Of hardiness is mother. »

Libre à vous d’interpréter ces quelques phrases et d’en trouver les auteurs !

L’équipe à terre